Réchauffement : l’humanité pas coupable !

Extrait publié par « Atlantico » le 28 juin 2020. cliquer ici

Jamais la planète ne fut hospitalière pour l’humanité. Depuis le début du paléolithique, se succédèrent de longues périodes de glaciation et des périodes interglaciaires 23 . 17 périodes glaciaires durant ces dernières 2,6 millions d’années (début du Pléistocène). La dernière, dite de « Riss », a duré environ 100 000 ans, après une période interglaciaire de 20 000 ans. Elle s’est terminée, il y a environ 12 000 ans. Comment survivre durant ces longues périodes glaciaires et ces réchauffements dont jamais l’humanité ne fut responsable, avec leurs conséquences sur la faune et la flore ? Telle est la question pour l’humanité nomade et non comment remercier la planète de ses glaciers et de ses tempêtes ou comment la culpabiliser pour cette créativité qui lui a permis de survivre. 

Dès le paléolithique inférieur, ces violences de la planète expliquent le départ des populations nomades de l’Afrique de l’Est vers le nord, en particulier vers la péninsule arabique, l’Europe puis l’Asie du sud Est. Comme elles expliqueront, trois millions d’années plus tard, le départ d’Afrique de l’Est des différentes tribus du genre « Homo », d’abord vers l’Asie puis le détroit de Béring, retrouvant en chemin certains des descendants de ceux qui les avaient précédés, avant de cheminer sur ce continent américain du nord jusqu’au sud. 

En ce temps, quel écologiste aurait pu rapporter ces variations climatiques, ces catastrophes, ces menaces infinies à leurs industries ? Les réchauffements même ? Ces bouleversements devaient tout aux explosions nucléaires du soleil, à l’angle de l’orbite et de l’axe de rotation terrestre et aux déséquilibres de l’atmosphère elle-même. Car si cette « couverture chauffante »24 arrête les rayons naturels radioactifs gamma et X du soleil et laisse passer les rayons qui transportent la chaleur (les infrarouges invisibles), elle a toujours eu bien des difficultés à équilibrer les effets de serre du dioxyde de carbone et du méthane. Au point où le premier réchauffement monstrueux climatique eut lieu dès la naissance de la terre, il y a 4,5 milliards d’années ! 

Si la seule « sélection naturelle » s’était appliquée, la lignée humaine aurait disparu. Mais elle survécut en traçant des chemins improbables. Par quel miracle ? Face à cette planète marâtre, l’humain du paléolithique utilise son arme salvatrice : sa nature d’Homo creator. La nature humaine contre la nature environnante. 

Il migre vers des territoires inconnus, construit des habitats adaptés à ses nouvelles conditions de vie, multiplie et améliore ses outils, découvre le feu pour lutter contre le froid et cuire les aliments, fabrique des vêtements selon les températures, change de modes d’alimentation selon les végétations et la faune… Quand bien même il attribue ses œuvres à la volonté des esprits, il multiplie les innovations durant les 3,3 millions d’années. Et, finalement, au lieu de disparaître, cette frêle espèce survécut et colonisa la planète.

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